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Vous voulez des conseils matos? Demandez à Romain Raisson!

38 ans sur des skis… ça ne rigole pas! En plus d’être un skieur hors-pair, Romain Raisson est aussi un mec hyper impliqué chez la marque Salomon, tant au niveau community qu’avec les riders ou qu’avec la Salomon Mountain Academy on Snow, qui promouvoit la sécurité en montagne grâce à un cours complet en ligne et à plusieurs weekends sur le terrain.  Nous avons donc volé  quelques minutes à Romain pour en savoir plus sur ses préférences matos!

 

Salut Romain, pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas, peux tu te présenter en quelques lignes ?
Je suis un « multi-glisseur » notoire :). Je suis né avec des skis aux pieds, un parapente au dessus de la tête, un parachute dans le dos, j’ai passé 10 ans sur les rivières à faire du kayak en slalom et j’aime tous les sports alternatifs et outdoor. Profiter de chaque période de l’année, partager avec les amis, enseigner le parapente et transmettre à mon gosse occupent mes journées, mes semaines, mes saisons. Côté boulot, je travaille pour Salomon entre septembre et mai, j’enseigne le parapente en été à l’école Darentasia à BSM.

Tu es donc un ancien pro skieur (et snowbladeur, si je ne me trompe pas ?)
Quand les potes faisaient encore du piquet, je m’essayais à la poudreuse et au Back Country. Mon premier salto à 11 ans (en 1988, on appelait ça comme ça …), les premiers 3-6, le hors piste m’attirait beaucoup, j’adorais le ski de bosse mais pour le plaisir et je kiffais Edgard Grospiron. J’ai rêvé devant les émissions de Nicolas Hulot qui a l’époque présentait des reportages dans l’émission « Ushuaia » sur le skate, le surf, le BMX, l’escalade, le Base jump, le ski extrême… Le freeride existait depuis longtemps avec les films comme « apocalypse snow » que j’ai dû voir 200 fois chacun. Mais ce n’était pas un axe de communication pour les marques, on pouvait tracer des jours durant après les chutes de neige, je le pratiquais par passion de manière un peu empirique et autodidacte. J’ai découvert les premières courses de Freeride en 96 à Courchevel avec les copains puis ça m’a plu de faire des photos et d’envoyer du gros.

Je faisais encore beaucoup de Kayak à haut niveau à l’époque mais je crois que j’ai toujours fait et aimé trop de disciplines différentes pour exceller dans un seul sport et pour truster les podiums. Le Snowblade ne m’attirait absolument pas mais il était un moyen d’entrée dans le monde du sponsoring, j’avais un pote qui était chargé de développer ces miniskis, j’ai fait quelques tests puis je me suis retrouvé un peu pousser en avant pour faire de la com sur ce nouvel engin. Voyage en nouvelle zélande, un contrat, des démos, quand t’as 18 ans bah c’est cool, surtout au siècle dernier LOL… J’ai fait les premiers X Games version Hiver démo en 97 et en slope style en 98 avec un double avant plaqué sur ces engins. Il faut savoir que les skis twins types n’existaient pas encore, qu’il n’y avait pas de big air en ski et que Candide Thovex était encore inconnu du public comme toutes les stars qui ne sont apparu qu’un peu plus tard avec la Canadian Air Force par exemple. Le Freestyle naissait, le Freeride montait en puissance. Au milieu de tout ça j’ai fait ma place, me suis débarrassé tant bien que mal du mini ski puis j’ai arrêté le kayak pour me consacrer au ski. De fil en aiguille, trouvant des sponsors, faisant des photos, j’ai gagné ma vie petit à petit avec le freeride.

J’avais des contrats qui me permettaient de vivre, j’ai voyagé pas mal, j’ai eu cette chance. J’ai pu skier beaucoup, dans de très beaux endroits, vivre de ma passion. J’ai fait le world tour, j’ai pu jouer dans le team freestyle, puis le team freeride. J’ai pu faire plusieurs fois le world tour, j’ai même fait les premières coupes du monde de ski cross. J’ai eu beaucoup de sponsors mais je suis resté fidèle à salomon même si j’ai travaillé avec une autre marque pendant trois saisons. J’ai tourné des vidéos à base d’héliski et grosse powpow. J’ai aussi écris des articles, connu la presse, les photographes, le monde de la compette, les rassemblements. J’ai pu faire beaucoup de développement de skis, de chaussures, de fixations etc… cela m’a donné un bagage et une boite à outil assez complète pour faire maintenant mon taf avec Salomon.

 

Puis   maintenant tu es community manager pour la marque Salomon, et tu fais le lien entre la marque et les athlètes et passionnés. J’imagine que ça doit te donner une vision d’ensemble sur le monde du ski en général ? Est-ce que d’avoir été pro t’a donné une perspective différente, selon toi ?
Le monde du ski n’est pas très grand, tout le monde se connait de près ou de loin. Je croise des gens que je connais depuis plus de 20 ans dans l’industrie du ski, chez les journalistes ou les organisateurs d’évènements. Je croise aussi des riders de ma génération et qui se sont comme moi reconverti mais en restant dans le milieu. Je suis de la génération Seb Michaud, Guerlain Chicherit, Batiste Blanc, Enak Gavaggio etc… j’ai voyagé et fait des compettes avec Ju Lopez, Adri Coirier, Victor Galuchot et bien d’autres copains, on se marrait bien… Je crois que tout le monde les connait. J’ai donc une vision d’ensemble de tout ce monde en connaissant les besoins des riders, les attentes du milieu, le regard des journalistes etc… oui avoir été rider m’avantage et j’ai une vision en 16/9 du milieu du ski. Renforcé maintenant avec le contact avec les pros (shops, guides, moniteurs etc) et mieux armé pour comprendre le marketing, le commercial, l’industrie, la communication. L’avênement des sites internet et des réseaux sociaux me permet d’interagir plus facilement et plus vite qu’il y a dix ans quand les magasines spécialisés étaient mensuel. Vu que j’ai un bagage intéressant, je fais aussi beaucoup de développement pour les produits.

Salomon est une grosse marque, basée à Annecy. Elle rassemble malgré tout des gens qui bossent comme s’ils étaient artisans : des gens qui font des protos, des gens qui les testent, des couturières, des gens qui font de la conception, des gens qui font la com, … Autour de la marque il y a des filiales (France, Italie, Canada, Japon…) qui travaillent avec la marque. Je travaille principalement pour la filiale France et aussi beaucoup avec le HQ à Annecy. J’essaie d’être un « messager » ou « une voix » pour descendre de l’information vers le skieur et en remonter vers tous ces gens qui bossent dans l’entreprise mais qui n’ont pas toujours tous les tenants et aboutissants de ce monde, surtout pour moi qui bosse dans cette niche qui est celle du freeski. (freeride, backcountry, freerando, rando.)

De quel style de ski es-tu le plus fan?
Je suis fans des skis assez légers, qui ont du pivotement mais du grippe sous le pied. Il me faut un ski joueur, qui déjauge en peuf mais avec lequel on peut s’amuser sur des neiges plus travaillées ou dures. J’aime la peuf et la trafolle, j’aime sauter, aller vite et m’amuser. Je kiffe le ski de forêt aussi et les zones vallonnées.

Quels conseils as-tu, pour le choix de matos , pour nos lecteurs qui veulent se mettre au ski, qui n’en ont fait que quelques fois, ou jamais ?
Il faut prendre des skis légers, pas trop longs pour ne pas galérer à tourner. Des skis qui on du pivotement, avec des fixations légères aussi. Surtout bien choisir sa chaussure qui ne doit pas être un « bac à fleurs » trop large sans précision ni confort.   Au début on peut louer mais si on veut vraiment skier il est bon d’investir dans des chaussures à minima. Une tenue adaptée et aussi un casque pour se protéger.

 

Peux-tu nous expliquer les principales différences un ski alpin, un ski freestyle et un ski freeride ?
Le ski alpin est fait pour aller sur les pistes damées et lisses. Il n’est pas large (85 mm max au patin) et il a une spatule courte avec un long cambre qui donnent de la stabilité avant arrière. Les Chants (côtés) sont droits, on parle de construction en sandwich et de renforts. Il faut qu’il soit stable avec de l’accroche et de la puissance pour accélérer en courbe. Les virages sont taillés sur la piste quand on est bon. On aime prendre de l’angle avec et avoir de la précision, de la performance. Si on compare avec le vélo, on a un vélo de course version Christopher Froom, on se prend sur les skis pour Alexis Pinturault.

– le ski freestyle est lui assez court, il est bi-spatulé pour pouvoir skier ou réceptionner les sauts en arrière. Il est assez rigide et large (80-95 mm sous le pied) pour la stabilité. Il est surtout solide pour encaisser les « rails » et les réceptions. On peut l’utiliser sur les pistes assez facilement, il a du pivotement et il est joueur, ludique. La fixation est assez centrée sur le ski pour l’équilibre dans les figures et réceptions. Si on veut un ski freestyle backcountry, on prendra un ski bi-spatulé également et plus large pour la portance en poudreuse. C’est le BMX du ski, on se prend sur les snowparks pour Kevin Rolland ou pour Candide Thovex en backcountry.

– Le ski freeride est lui généralement plus large (95 mm au patin et jusque 120) avec une spatule longue (qu’on appelle aussi rocker) pour donner au ski de la portance en poudreuse. Le but est d’avoir un ski qui passe partout, qui est solide, qui a de l’accroche et de la puissance mais qui est tolérant pour ne pas nous mettre à la faute. On peut avoir des skis avec une spatule à l’avant et talon plat pour passer partout avec du control et avoir de la stabilité à grande vitesse. On peut aussi trouver des skis bi-spatulés qui offrent plus de pivotement et de facilité. On peut monter sur ces skis des fixations classiques ou alors des fixations dites Low tech qui permettent de remonter avec des peaux de phoques pour la pratique « free-rando ». On a chez salomon une fixation qui sortira prochainement appelée « Shift » qui offrira les mêmes caractéristiques qu’une fixation alpine et en même temps le moyen de passer en mode randonnée ; Unique en son genre, cette fixation devrait permettre de skier vite, fort, en sécurité avec aussi la capacité de monter en randonnée. Avec un ski freeride c’est comme si on avait un Mountain Bike (enduro ou descente suivant le style de terrain et d’effort).

Entre une session peau de phoque ou remontée mécanique, tu choisis quoi ? Pourquoi ?
J’aime plus descendre que monter, surtout si c’est peuf… je préfère donc les remontée mais j’aime pas trop le monde et la surpopulation sur les domaines alors j’allie les deux, je prends les remontés et je m’échappe plus loin avec un coup de rando. Je suis vraiment rarement sur les pistes damées.

 

Ta journée typique ressemble à quoi ? Et ta journée parfaite à la montagne, ce serait comment ?
Ma journée dépend pas mal du boulot et des conditions. Il faut de toute façon que je passe du temps à bosser sur ordi, tel, matos etc. Il faut aussi que je fasse une action, du sport, de la glisse. Si c’est peuf, je choisi de bosser tard le soir ou la nuit ou tôt le matin. Je n’habite pas en montgne pour bosser métro boulot dodo. Je vis ici pour profiter de la montagne, de la neige ou du ciel pour voler. Alors c’est varié, j’ai différentes choses à faire et je les place à ma guise suivant les conditions ; Sachant que j’ai aussi des obligations et que si je dois passer une journée en réunion ou sous une tente, j’attendrais un peu pour aller skier. Mais il ne se passe pas trop de temps entre deux sessions.

Si c’est une journée ski, objectif nature, montagne, virage, peuf, fun. Je monte et je m’échappe oin du monde. J’aime bien skier seul aussi même si c’est pas bien. Je skie rarement en meute.

 

Tu peux nous dire si tu vois de nouvelles tendances se dessiner dans le monde du ski ?
Je pense que les gens vont saturer un peu sur les domaines qui deviennent « chiants , lisses, larges, aseptisés.. ». Ils veulent s’amuser, trouver des zones ludiques, des nouvelles pratiques comme la rando. Si ça doit évoluer c’est par les domaines que cela doit passer. Je suis assez septique de voir comment sont devenu nos montagnes. Je n’aime pas voir les gens glisser à 80 à l’heure sur des pistes bleues, dures et souvent glacées. Les gens ne contrôlent que dalle et ça me fout la trouille avec les gosses. Les domaines manquent de zones techniques, de pistes naturelles, non damées, de bossent, de sauts. On a une surpopulation et je me demande si les domaines ne devraient pas enlever les jalons au profit de zones à utiliser en intégralité. De toute façon on y est déjà quand on regarde toutes ces pentes skiées en hors piste de proximité. Les gens veulent garder un côté technique et sportif, veulent rire, avoir mal aux jambes un peu… les stations contentent et rassemblent les gens sur des autoroutes, ce n’et pas comme ça que je vois la glisse et c’est pour ça que je sors des pistes et des domaines.

C’est aussi pour ça que je veux impliquer les gens dans leur sport et que je bosse sur la « Mountain Academy On snow » qui est une formation et une action en faveur du gain de sécurité en montagne. J’ai monté ça avec les guides et ambassadeurs Salomon qui emmènent les pratiquants pendant deux jours pour skier et faire des exercices (déplacement à la descente, à la montée, contenu de sac, message d’alerte, utilisation du DVA, préparer une sortie, analyse du manteau neigeurx etc…) on fait ça sérieusement mais avec de la glisse, de la convivialité, des tests de produits et du fun.

Question à un ex-snowbladeur : penses-tu que snowblades, big foot et autres feront un jour leur come back ?
On en voit encore un peu sur les pistes. C’est facile à transporter, ça ne coute pas cher mais c’est accidentogène, on croise les trajectoires, on passe son temps par terre, les gens ne contrôlent absolument que dalle et ça me fait peur aussi. Le truc bien c’est que c’est plus facile et que ça équilibre les gens. Mais bon, on a des moyens et des produits pour apprendre facilement le ski de piste sans passer par ces skis courts. Il y a aussi une législation qui empêche les fabricants d ‘équiper les skis avec des fixations qui ne déchaussent pas.

Te souviens-tu de tes premiers skis ? Les as-tu toujours?
Mes Rossignols 4S, mes Salomon : Force9, X Scream, AK Rocket, teneighty sont des skis que j’ai toujours car ils ont changé ma manière d’aborder la glisse et ma technique. Les premiers quand j’étais mino, je ne sais plus…

Quels sont tes critères les plus importants quand tu choisis une nouvelle paire de skis ?
Dis moi comment tu skies, ton terrain de jeu, je te dirai quelle paire choisir. Sinon je fais attention au shape (son profil, spatule notamment). Je regarde la construction des chants et du noyau, les lignes de cotes, la longueur du cambre, le point de montage du ski, son équilibre global (centre de gravité), le poids total. Et enfin je regarde l’aspect robuste car on « tonche » souvent sur les cailloux, on remonte dans des rochers en escalier des fois, ne pas déchausser est une sécurité, il faut que le ski soit solide. Après j’ai la chance de travailler pour une marque, de faire du développement de produits et je n’ai que l’embarrât du choix dans mon set. Je peux ainsi jongler en fonction des conditions et de ce que je vais faire dans les runs.

« LE » critère essentiel est l’équilibre, l’association, la balance… ski-fixations-chaussures. Il faut qu’il n’y ait pas de non-sens. En gros on ne peut pas skier une paire de fat avec des pompes de rando. On ne peut pas skier une paire de skis de rando léger et fin avec une fixation rigide alpine. L’important est la liaison avec le ski , la fixe doit correspondre à son ski et à sa chaussure ! comme une suspension sur une voiture ou un pneu sur un VTT. Faut que le set soit logique en fonction de ce qu’on utilise.

 

 

Lieu de naissance : Bourg Saint Maurice en Tarentaise, Savoie.
Âge : 40 ans (20 dans la tête)
Ou habites-tu? Toujours en Tarentaise à Seez, juste au dessus de Bourg Saint Maurice
Taille : Pas assez pour dire que je suis petit, pas assez non plus pour dire que je suis grand, suffisamment pour me faire chambrer par mes potes depuis 30 ans, 1,69m
Poids : 65 kil
Surnom : Boby, Bob, Rob’Air, minibob, bobichoux, roboby, Roms, Rom, Rominou, bobybéton, tamaboby, kirikou et j’en passe.
Spot préféré : Les Arcs
Années de ride : 38 ans
Discipline favorite : Freeride
Largeur au patin et longueur de ski ? 118 mm au patin et 185 cm en longueur
Réglages de fixations ? 14
Flex de tes chaussures de ski ? 130
Plus grand accomplissement en ski ? Vainqueur d’une étape Freeride à Verbier en 2003, quelques podiums, souvent dans le top 10 du World Tour, Descente face nord Aiguille du Midi en ski de Montagne.

 

Articlé rédigé par Dominique Granger.

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